La question des centres historiques a aujourd'hui acquis, en Italie, une dimension culturelle très forte. Le débat « purement fonctionnel » durant une longue période est aujourd'hui abordé d'une façon beaucoup plus structurelle et claire, même s’il ne semble pas encore vraiment intéresser le milieu politique. Il est désormais manifeste que les problèmes des centres historiques ne concernent pas seulement leur dimension topographique, mais aussi la ville entière et son territoire. En fait, il est impossible de raisonner en termes de centres historiques et de formuler des politiques pour leur sauvegarde et leur conservation, au delà d'une compréhension des dynamiques qui gèrent leur rôle dans l'urbain et à l'échelle territoriale. Celles-ci ont obligé les spécialistes du domaine à réétudier les instruments d'intervention pour qu'ils soient à la hauteur des problèmes émergents. Ceci ne veut pas dire que les choix doivent être faits seulement en terme de politique économique et au niveau des plans territoriaux, intercommunaux, régionaux, mais qu'il faut considérer les relations entre le noyau ancien et la ville entière. En même temps, l'établissement d'un périmètre de protection et l'instauration d'instruments opérationnels, en faisant devenir celui des centres historiques, le coeur des problèmes d'aménagement de la ville, ne doit pas faire oublier la complexité des attentions qu'il faut consacrer aux cas ponctuels, en mettant l'accent sur la nécessité d'établir des programmes cohérents de conservation et de restauration architecturale. De plus, la complexité des relations sociales, culturelles et économiques, qui constitue en même temps l'essence et la qualité de la ville ancienne, nous oblige à traiter la problématique dans sa totalité. La ville, « oeuvre collective » comme dit G. Leone1, nous fait percevoir qu'elle n'est pas déterminée seulement par les actions de l'ensemble des acteurs qui y vivent, mais qu'elle est aussi le fruit de conceptions et d'exigences diversifiées. À l'intérieur de cette multiplicité, penser au sens des transformations matérielles qui ont intéressé une grande quantité de formes-objets, nous ramène à la nécessité de lire les stratifications complexes, les discontinuités et les permanences dans la relation constante entre homme et site. Mais pour comprendre vraiment le sens de la question, il faut parcourir l'évolution, dans la culture urbaine italienne et donc dans sa législation, du concept de centre historique.

Un exemple européen : la politique de sauvegarde et de valorisation des quartiers anciens en Italie

VERSACI, ANTONELLA
2013

Abstract

La question des centres historiques a aujourd'hui acquis, en Italie, une dimension culturelle très forte. Le débat « purement fonctionnel » durant une longue période est aujourd'hui abordé d'une façon beaucoup plus structurelle et claire, même s’il ne semble pas encore vraiment intéresser le milieu politique. Il est désormais manifeste que les problèmes des centres historiques ne concernent pas seulement leur dimension topographique, mais aussi la ville entière et son territoire. En fait, il est impossible de raisonner en termes de centres historiques et de formuler des politiques pour leur sauvegarde et leur conservation, au delà d'une compréhension des dynamiques qui gèrent leur rôle dans l'urbain et à l'échelle territoriale. Celles-ci ont obligé les spécialistes du domaine à réétudier les instruments d'intervention pour qu'ils soient à la hauteur des problèmes émergents. Ceci ne veut pas dire que les choix doivent être faits seulement en terme de politique économique et au niveau des plans territoriaux, intercommunaux, régionaux, mais qu'il faut considérer les relations entre le noyau ancien et la ville entière. En même temps, l'établissement d'un périmètre de protection et l'instauration d'instruments opérationnels, en faisant devenir celui des centres historiques, le coeur des problèmes d'aménagement de la ville, ne doit pas faire oublier la complexité des attentions qu'il faut consacrer aux cas ponctuels, en mettant l'accent sur la nécessité d'établir des programmes cohérents de conservation et de restauration architecturale. De plus, la complexité des relations sociales, culturelles et économiques, qui constitue en même temps l'essence et la qualité de la ville ancienne, nous oblige à traiter la problématique dans sa totalité. La ville, « oeuvre collective » comme dit G. Leone1, nous fait percevoir qu'elle n'est pas déterminée seulement par les actions de l'ensemble des acteurs qui y vivent, mais qu'elle est aussi le fruit de conceptions et d'exigences diversifiées. À l'intérieur de cette multiplicité, penser au sens des transformations matérielles qui ont intéressé une grande quantité de formes-objets, nous ramène à la nécessité de lire les stratifications complexes, les discontinuités et les permanences dans la relation constante entre homme et site. Mais pour comprendre vraiment le sens de la question, il faut parcourir l'évolution, dans la culture urbaine italienne et donc dans sa législation, du concept de centre historique.
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